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le narguilé

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LE NARGUILE (chicha)
QUEL IMPACT SUR LA SANTE
(D’après Medmédica, n°87 octobre 2009)


Le narguilé s’étend dans nos villes. Chez nous, plus de 50% des jeunes de 17 et 18 ans ont déjà essayé la chicha. Mais bien que très convivial cet usage présente des risques pour la santé.
Le narguilé est une longue pipe orientale contenant un mélange de 30% de tabac et de 70% de mélasse. Il en existe plusieurs variétés aromatisées.
Tous ces mélanges sont déposés dans le fourneau du narguilé et allumés. Leur fumée passe dans le réservoir d’eau avant d’être inhalée par le fumeur. Le miel et les arômes servent à diminuer la sensation d’âcreté de la fumée mais ne diminue absolument pas sa nocivité. L’eau ne sert que d’humidificateur.
Selon l’organisation mondiale de la santé, il y aurait au moins cent fois plus de fumée dans une séance de narguilé que dans une cigarette
La chicha est un moyen détourné de séduire les jeunes Depuis quelques années la vente des cigarettes est interdite aux moins de 16 ansLes jeunes sont ciblés car l’assuétude déclenchée à cet âge induit une toxicomanie plus durable et donc plus difficile à stopper.
Les jeunes n’ont aucune idée de cette toxicitéLes fumeurs n’ont pas l’impression d’inhaler la fumée grâce aux arômes de fruits et pourtant…



Le narguilé est bien plus toxique que la cigarette

1. Tirer 50 bouffées de narguilé équivaudrait à fumer 40 cigarettes
2. Le narguilé entraine une augmentation de la tension et de la fréquence cardiaque multipliant par 2 le
risque d’infarctus.
3. Des
problèmes respiratoires peuvent apparaître par l’augmentation du monoxyde de carbone (CO), pouvant aller dans de rares cas jusque l’intoxication au CO.
4.
Une diminution de l’immunité des jeunes fumeurs favorise certaines maladies telles que la tuberculose, l’hépatite C, l’herpès, la mononucléose etc…..
5.
La fertilité des hommes semble diminuée.
6.
Chez la femme enceinte, fumer le narguilé double le risque d’avoir un bébé de très petit poids à la naissance et triple le risque que ce bébé présente une détresse respiratoire.
7. N’oublions pas également la
nocivité pour l’entourage non fumeur mais respirant les multiples substances toxiques rejetées.
Au vu de l’utilisation croissante de la chicha, de sa haute acceptabilité sociale, de la perception fausse de sa nocivité et de sa dépendance, il est impératif de sensibiliser les jeunes afin de les informer des risques encourus dans l’immédiat et surtout dans l’avenir.


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